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Une réalisatrice palestiniennes films des femmes en prison.
Synopsis
Années 80, à la veille des tragiques évènements de Sabra et Chatila. La révolte gronde dans une prison israélienne où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes .
Layal, une jeune institutrice Palestinienne, a été arrêtée et condamnée à 8 ans de prison. Elle partage la cellule d'israéliennes condamnées pour droit commun et découvre l'univers carcéral. Mais Layal s'aperçoit qu'elle est  enceinte....

3000 NUITS (2016) Bande Annonce VOSTF - HD

Entretien avec la réalisatrice Maï Masri

"Ce qui m’a inspirée pour le film 3000 nuits, c’est la vie d’une palestinienne que j’ai rencontrée, qui était détenue dans une prison israélienne au moment où elle a mis au monde un garçon. J’ai trouvé son histoire profondément humaine et touchante et j‘ai décidé de rencontrer d’autres mères qui ont accouché en prison. Comme je venais moi aussi de devenir mère, leurs histoires ont touché une corde sensible. J’ai découvert un univers fascinant et une histoire qu’il fallait raconter."

3000-nuits

 Filmographie de Maï masri:

Réalisatrice palestinienne, Mai Masri a co-réalisé avec Jean Chamoun plusieurs films sur les effets de la guerre au Liban et la résistance palestinienne et réalisé de nombreux films documentaires (Chroniques de Beirut ; Rêves d’exil ; Les Enfants de Chatila). Ses films ont été primés internationalement. 3000 Nuits est sa première fiction.

 

300 nuits 2

Déclaration de Leila Chahid ( ancienne ambassadrice de la Palestine en Europe)

Mai Masri a toujours été pour moi la voix féminine de la Palestine au cinéma depuis ses débuts dans le documentaire où elle a une production des plus importante. Par ces sujets, les réfugiés au Liban, les enfants dans la guerre, les jeunes et l’avenir, elle représente pour moi un cinéma d’une grande sensibilité et profondément engagé socialement et politiquement sans jamais tomber dans le didactisme.

Avec «3000 nuits», elle arrive à la fiction en traitant de l’histoire vraie d’une femme prisonnière qui accouche en prison où elle élève son nouveau né. une histoire qui malheureusement en un demi siècle d’occupation (1967 -2017) est commune. La prison, qui a vu passé 700.000 palestiniens et palestiniennes dans les territoires occupés, c’est à dire un tiers de la population, est un peu l’école de cadre en Palestine. Le lieu par essence de la victoire contre l’humiliation. Les autorités d’occupation israélienne en violation de toutes les conventions de Genève et du droit humanitaire qui protègent les populations civiles en particulier les femmes et les enfants, ont fait de la prison un instrument central de leur politique d’occupation. Le but principal étant la volonté de briser toute velléité de résistance, de lutte pour la dignité et la liberté, ce que nous nommons Intifada, c’est à dire le soulèvement, la reprise de confiance en soi. La plupart du temps une résistance non violente d’une population civile qui vit l’humiliation au quotidien depuis un demi siècle !!! allez voir le beau film de Mai Masri, il vous racontera le combat des femmes palestiniennes et vous expliquera pourquoi notre poète Mahmoud Darwish a dit un jour : « Nous souffrons d’un mal incurable appelé l’espoir... »

Un film récompensé

Prix du Jury, WIFTS, Los Angeles, 2015 et Festival International, Washington DC, 2016; Prix du Public, Festival International d’Annonay, 2016