MOONLIGHT est un drame de Barry Jenkins

Synopsis

Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. MOONLIGHT  évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte.

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Notes de la production

Huit ans après MEDICINE FOR MELANCHOLY, qui avait été salué par la critique, Barry Jenkins signe le récit initiatique d’un jeune homme sur une vingtaine d’années. Il aborde  l’appartenance communautaire, la sexualité, la masculinité, les liens familiaux et les relations amoureuses.
En confiant le rôle principal à un trio d’acteurs (Alex R. Hibbert, Ashton Sanders et Trevante Rhodes) qui campent le personnage principal à trois âges de sa vie, MOONLIGHT raconte l’apprentissage d’un jeune homme dans un quartier défavorisé de Miami. D’abord timide et peu sûr de lui, Chiron devient un ado persécuté aux prises avec sa sexualité, puis un adulte. À travers ce portrait en trois chapitres, le réalisateur montre bien comment les moments les plus marquants de nos vies façonnent notre identité et notre destin.

Le projet de MOONLIGHT est né dans le cadre d’une école d’art dramatique. C’est le dramaturge Tarell Alvin McCraney, membre de la troupe théâtrale Steppenwolf, qui en a eu l’idée et a écrit la pièce "In moonlight black boys look blue"
 « Tarell a fortmidablement évoqué le calvaire des jeunes noirs qui grandissent dans les cités de Miami, souligne Jenkins . J'y ai vu l'occasion de m'inspirer de mes propres souvenirs d'enfance en les relatant par le prisme du magnifique regard de Tarell. Son histoire correspond assez bien à la mienne. C’était donc une rencontre idéale. »
Il se trouve en effet que Jenkins a grandi dans la même cité violente de Liberty City que McCraney, où se déroule l’essentiel du film.
Jenkins et McCraney ne se connaissaient pas quand ils étaient enfants mais ont vécu une adolescence comparable. Ils ont fréquenté la même école et le même collège – bien qu’ils n’aient pas le même âge – et sont devenus tous les deux artistes, abordant des thèmes voisins qui s’inspirent de leur parcours, comme l’identité et la masculinité. Plus remarquable encore : ils ont tous les deux grandi auprès d’une mère totalement accro à la drogue. La mère de Jenkins a surmonté sa toxicomanie tout en restant séropositive pendant 24 ans, tandis que celle de McCraney a fini par mourir du Sida.

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L'affiche et le titre

Sur cette affiche,  le visage du héros est divisé en trois parties: à chacune des trois étapes de sa vie  le héros porte un prénom ou un surnom différent et il est interprété par trois comédiens différents.

Le titre Moonlight ( Clair de lune) est tiré du titre de la pièce originale de Mac Craney IN MOONLIGHT BLACK BOYS LOOK BLUE ( Dans le clair de lune les garçons noirs semblent bleus ou  tristes....selon le contexte..) 

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Images paternelles et maternelles dans Moonlight

L’un des thèmes majeurs de MOONLIGHT est la masculinité et, plus encore, la manière dont elle se manifeste dans un milieu comme la cité de Liberty City, à Miami, où se déroule l’essentiel du film. Dans cet univers, les délits et les crimes font partie du quotidien et ceux qui incarnent la figure paternelle subviennent aux besoins de leur famille tout en étant trafiquants de drogue.


À côté des personnages masculins, on rencontre deux femmes dissemblables, incarnant différentes facettes de la maternité. Dans la première partie, Paula la mère de Chiron est une mère célibataire, visiblement surprotectrice, qui tente de protéger son petit garçon de l’influence de Juan, le dealer du quartier. Au deuxième chapitre, elle est devenue totalement dépendante à la drogue Au chapitre final, elle se réconcilie avec Chiron, devenu adulte, après qu’ils se soient perdus de vue pendant des années.
À l’extrême inverse, Teresa, petite amie de Juan, est une jeune femme posée et d’une grande intégrité morale. Elle joue le rôle d’une mère de substitution pour Chiron pendant son adolescence.

 

 

Moonlight - Bande-annonce VOSTFR