Un film d'Eric Barbier d'après le chef d'oeuvre de Romain Gary

La Promesse de l’aube est un roman autobiographique de Romain Gary paru en 1960. Le livre a été  adapté au cinéma par Jules Dassin en 1971 avant de l'être par Eric Barbier en 2017, ainsi qu'au théâtre. L'édition de poche totalise 1,1 million d’exemplaires tirés depuis sa parution en 1973

Synopsis
De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire.
Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…
 

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.» Romain Gary

Note d'intention des producteurs du film

"En adaptant le chef d’œuvre de Romain Gary cher à tant de lecteurs, nous souhaitions revenir à un cinéma ambitieux et populaire dans la lignée de films tels que LE HUSSARD SUR LE TOIT, GERMINAL, LA REINE MARGOT, JEAN DE FLORETTE, etc...
Un retour à un cinéma classique et spectaculaire qui se fait plus rare aujourd’hui. Tourné dans 5 pays pendant 14 semaines, LA PROMESSE DE L’AUBE nous entraîne de la Pologne des années 20 au Mexique des années 50 en passant par le  désert africain, Nice et Paris avant-guerre ou encore Londres sous les bombes... Une épopée spectaculaire et intimiste au cœur de l’Histoire."

Eric JEHELMANN et Philippe ROUSSELET

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Adapter ce roman à l'écran était particulièrement difficile tant le livre est foisonnant, épique, intime. Eric Barbier a relevé le défi avec succès.

"C’est un récit autobiographique où la mémoire est sublimée, les souvenirs reconstruits. Des épisodes du livre que j’imaginais faux se sont révélés exacts et d’autres événements très importants de sa jeunesse, découverts depuis l’ouverture des archives de Wilno en 2014 pour le centenaire de sa naissance, ne sont jamais mentionnés.
Concernant Wilno, il y a par exemple deux livres qui m’ont beaucoup aidé : Yossik. Une enfance dans le quartier du vieux marché de Wilno, 1904-1920, de Joseph BULOV. C’est un bijou ! L’histoire d’un enfant dans cette ville en 1918. Il est conçu à l’inverse
de celui de Gary, avec un foisonnement de détails et une richesse dans la description de la ville extraordinaire. Le second est un livre historique Vilna, Wilno, Vilnius la Jérusalem de Lituanie , de Henri Minczeles."

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Eric Barbier avait pour film modèle Little big man d'Arthur Penn!

C’est un western que j’adore et cela m’a aidé de le revoir en observant sa construction. Comment adapter un roman qui multiplie les épisodes, les époques, les lieux, en passant par une voix off ?
 Cela m’a passionné de voir comment Arthur Penn s’est posé cette question. LITTLE BIG MAN et LA PROMESSE DE L’AUBE ont en commun le foisonnement des situations, drôles et étonnantes, qui transportent le héros d’un lieu à l’autre, le trimballant de rencontre
en rencontre, de déroute en succès, de déconvenue en bonne surprise, d’illusion en déception, au travers de l’Histoire. Dans les deux cas, le récit évoque un homme entre deux cultures, qui se retrouve souvent en porte-à-faux à cause de cette double appartenance. Dans le livre, le héros en Pologne s’attire les moqueries parce qu’il se prétend Français et se croit attendu par la France. Une fois en France, il se voit également moqué et humilié parce qu’il est un Juif polonais. Jack Crabb, le héros de LITTLE BIG MAN, est menacé régulièrement d’être tué par les blancs parce qu’il est indien et par les indiens parce qu’il est blanc. Dans les deux cas aussi, est manié avec talent un motif narratif particulier que j’appellerai l’inversion des valeurs, lequel permet de mettre en relief l’absurde, la contradiction, le décalage fascinant entre la manière dont on se voit et ce qu’on est en réalité. Ce procédé prend à contre-pied nos idées reçues et fait du même coup basculer les convictions, vaciller la morale admise et les fondements de nos principes.

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