Quand  faut-il  prendre  la  parole  pour  dénoncer  un  grave  danger  national  quand  on  sait  que  les  enjeux  sont  gigantesques ?

Dans   PENTAGON  PAPERS ,  Steven  Spielberg,    réalise un film mené tambour battant, inspiré par l’alliance de circonstance  entre  le  Washington  Post  et  le  New  York  Times  au moment de la publication par ce dernier d’un rapport classé secret-défense bientôt connu dans le monde entier sous le nom de Pentagon Papers.

Synopsis

Première  femme  directrice  de  la  publication  d’un  grand  journal  américain,  le  Washington  Post,  Katharine  Graham  (Meryl Streep) s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee (Tom Hanks) pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler  son  retard  par  rapport  au  New  York  Times  qui  mène  ses propres investigations. Ces   révélations   concernent   les   manœuvres   de   quatre   présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles...
Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont  devoir  surmonter  tout  ce  qui  les  sépare  pour  révéler  au  grand jour des secrets longtemps enfouis...

 

Le document  
Au  mois  de  mars  1971,  le  journaliste  du  New  York  Times,  Neil Sheehan met la main sur un rapport classé secret-défense de  7000  pages  rempli  de  révélations  accablantes  pour  le  gouvernement  américain.
Le document, bientôt connu dans le monde entier sous le nom de  Pentagon  Papers,  révèle  une  sombre  vérité  :  de  vastes  manipulations au sujet de la Guerre du Vietnam ont été menées par quatre présidents successifs : Truman, Eisenhower, Kennedy et  Johnson.  Les  Pentagon  Papers  révèlent  que  chacun  de  ces  présidents a, à maintes reprises, caché la vérité au grand public au sujet des opérations militaires au Vietnam. Pire encore, alors que  le  gouvernement  prétendait  tenter  d’établir  la  paix,  l’armée  et  la  CIA  œuvraient  dans  l’ombre  pour  aggraver  le  conflit.  Les  Pentagon  Papers  dévoilent  une  histoire  funeste  émaillée  d’assassinats,   de   violations   des   Conventions   de   Genève,  d’élections truquées et de mensonges devant le Congrès.

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La  source  de  ce  scoop  révélé  par  le  New  York  Times  est  apparemment  Daniel  Ellsberg,  brillant  analyste  militaire  devenu lanceur d’alerte. Il a d’ailleurs participé  à  la  rédaction  du  document  secret  en  question.  Il  a  auparavant  servi  dans  le  corps  des  Marines  et  a  passé  deux  ans  à  travailler  au  sein  du  Département  d’État  au  Vietnam  mais  revient  scandalisé  par  les  contradictions  criantes  entre  ce qu’il constate sur le terrain, ce qui se trame secrètement à Washington, et ce que l’on raconte aux citoyens sur la guerre et son issue.   En  1969,  Daniel  Ellsberg  et   Anthony Russo décident d’agir par solidarité envers les soldats malgré le danger auquel ils s’exposent et se mettent à  photocopier  discrètement  les  7000  pages  du  rapport.

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Arrêt de la Cour Suprême : New York Times contre  United States 403 U.S. 713

Extraits de la déclaration du Juge Hugo Black
"Le  premier  amendement  donne  à  la  presse  la  protection  dont  elle  a  besoin  pour  remplir  son  rôle  essentiel  dans  une  démocratie. La presse doit être au service des gouvernés, non des gouvernants. Le pouvoir du gouvernement de censurer la presse  a  été  aboli  afin  que  la  presse  soit  à  jamais  libre  de  critiquer  le  gouvernement."
"La presse a le devoir d’empêcher le gouvernement de tromper les  citoyens  pour  les  envoyer  mourir  dans  des  pays  lointains  de fièvres étrangères et de coups de feu et d’obus étrangers. Au lieu d’être condamnés, le New York Times et le Washington Post  devraient  être  célébrés.  En  révélant  les  manœuvres  qui  nous ont menés à la guerre du Vietnam, ils ont accompli avec noblesse ce que les Pères fondateurs attendaient d’eux."

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