Un film des réalisateurs Jean Libon et Yves Hinant , créateurs de la série télévisée STRIP TEASE, émission culte de la télévision belge.

Pendant 3 ans les réalisateurs ont suivi à Bruxelles la juge Anne Gruwez au cours d'enquêtes criminelles, d’auditions, de visites de scènes de crime.
Bande annonce de Ni juge, ni soumise


Le titre du film est un détournement du slogan d'un mouvement féministe créé en 2003 qui revendiquait " le combat pour la liberté et l’émancipation de tous, pour le vivre ensemble et la démocratie ".

Ce titre paradoxal, puisqu'il s'agit d'une réelle juge d'instruction bruxelloise!!, promet un personnage insoumis , en effet Anne Gruwez  fait preuve d'anticonformisme et d'un certain goût pour la provocation .

Le film mêle les auditions au quotidien d'une justice routinière et l'enquête sur un meurtre commis vingt ans plus tôt.

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Origine du film

Les réalisateurs de Ni juge , ni soumise, créateurs de l'émission belge "Strip tease " avait mis au point un " cahier  des  charges"qui, au fil de vingt-cinq années de programmation, a fait son style :
-Aucun écrit préalable.
-Aucun commentaire
-Aucune interview
-Aucun synthé rajouté sur l’image
-Aucune musique additionnelle
-Des accords écrits de tous les gens filmés
-Aucun visage flouté
-Aucun enfant
-Un court poème lu à la fin
-« Combo Belge » sur le générique de fin.


«  Strip-tease » a inventé dès sa création un Dogme bien plus strict que celui de Lars Von Trier!

Mais pour passer au cinéma ils ont ajouté quelques principes

- trouver un milieu qui par nature induit une forme de suspense et dont le conflit n’est pas absent: Le cabinet d'un juge d'instruction.
 
-Avoir la possibilité de faire un « casting »:  la  juge  Anne  Gruwez,  à  laquelle  un  numéro  de «    Strip-tease » avait été consacré (« Madame La Juge     »), s’est imposée.
 
- L’idée de miser sur le réel pour nous apporter la narration, et avoir en plan B un fil rouge qui inscrive une histoire dans le temps: ce fut l’accès  à  un  certain  nombre  d’affaires classées, dont ils ont extirpé celle qui leur  paraissait la plus prometteuse.

"Les trois ans qu’ont duré le tournage de « Ni juge, ni  soumise  »  nous  ont  imposé  la  patience,  mais  nous ont aussi permis de radiographier la montée de l’inquiétude et l’accroissement des disparités dans notre époque et notre société, qui prête à sourire autant qu’elle suscite notre  effroi." Bertrand Faivre ( producteur)

Ni_juge_ni_soumiseNi juge, ni soumise  dans la presse

 

Télérama

"Anne Gruwez aurait pu être un truculent personnage de fiction. Elle est pourtant une authentique juge d’instruction à la langue bien pendue et au cœur bien accroché"

Le Monde

"Le film vaut à la fois pour la personnalité, mélange de sang-froid, d’esprit de provocation, de truculence, de professionnalisme et d’humanité de son héroïne, et pour le tableau de la misère du monde belge qui s’esquisse au fil des comparutions."
La Croix
"Cette juge est, en effet, assez surprenante. C’est un mélange de Robin des Bois et de Miss Marple. Ni méchante, ni antipathique, elle déploie même une curiosité plutôt bienveillante."
L'Humanité
Folie douce à tous les étages dans ce film rentre-dedans où la figure extravertie de la magistrate s’avère être de la trempe de certains comédiens belges comme Benoît Poelvoorde ou Yolande Moreau.

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