L ’ILE AU TRESOR 1h37 un film de Guillaume Brac (France) 2018

Un documentaire estival sur la base de loisirs de Cergy-Pontoise. Ages et couleurs de peau se mêlent dans la lumière de l'été, un peu d'utopie , un peu d'aventures, beaucoup de tendresse.

 

 

Synopsis: Un été sur une île de loisirs en région parisienne. Terrain d’aventures, de drague et de transgression pour les uns, lieu de refuge et d’évasion pour les autres, royaume de l’enfance, en résonance avec les tumultes du monde.

A l'origine du film

 "L'île de loisirs de Cergy-Pontoise est  un  lieu  qui  fait  partie  de  mon  enfance,  auquel  restent  associés  encore  aujourd’hui  des  souvenirs  très  précis (..). Il  vient  dans  ce  lieu des gens très différents, qui tous n’ont pas eu, loin s’en faut, la même  enfance,  les  mêmes  chances.  Mais  tous  sont  réunis  par  une communauté d’émotions et de sentiments, ceux qu’éveille une journée d’été, une journée de vacances. Durant cette période de l’année,  des  rencontres  entre  des  mondes  différents  deviennent  possibles, qui ne l’étaient pas le reste de l’année.
L’Ile au trésor  raconte évidemment cet endroit de façon très  subjective à travers les gens que j’ai eu envie de filmer, puis de garder  au  montage.
C’est  un  projet  que  je  nourrissais  depuis  plusieurs  années  en  prenant des notes, en allant passer régulièrement des après-midis sur  place. Je  ne  recherchais  pas  le  grinçant  ou  le  croustillant,  mais  quelque chose d’à la fois plus simple et plus profond, de l’humain, des  fragments  de  vie,  des  moments  en  apparence  légers,  mais  qui  peuvent  en  dire    beaucoup." Guillaume Brac

 

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Le titre du film

"Le  titre  du  film,  évidemment  emprunté  à  Stevenson,  s’est  en  effet  imposé  à  moi  .  L’Île  au  trésor ,  le  livre,  est  d’ailleurs  à  la  fois  une  quête,  un  récit  d’apprentissage  et l’histoire d’une mutinerie, d’un défi lancé à l’autorité. Ça a été très  troublant  pour  moi,  vers  le  milieu  du  montage,  de  constater  qu’il  y  avait  des  correspondances  souterraines  entre  tous  les  témoignages,  tous  les  personnages  que  le  film  “  acceptait  de  garder ”. Le rapport à l’enfance, bien sûr, on l’a dit. Mais aussi celui à la liberté, à l’autorité, à l’insoumission, à la transgression, omniprésent jusqu’au récit de Bayo, le veilleur de nuit, qui raconte  ce  cri  de  révolte,  cette  parole  libre  et  insolente  qui  lui  a  coûté  si  cher.  Progressivement,  presque  inconsciemment,  ce  rapport  à  la  liberté  et  à  la  règle  est  devenu  le  cœur  du  film.  Au  départ,  j’avais abordé ce lieu comme un espace de liberté. Mais je me suis  vite  aperçu  que  même  là,  il  y  avait  énormément  d’interdits  et  de  règles,  que  cette  base  de  loisirs  était  faite  à  l’image  de  notre société." Guillaume Brac

 

838_4cf937fb53a5703bd1d1fa1d039ccd3cbceb802aLa construction du film

"Il  y  a  eu  un  énorme  travail  de  montage pour donner un sens à toute cette matière, faire émerger ce qui comptait vraiment à mes yeux, me touchait, trouver un  ton,  un  rythme,  et  surtout  dessiner  ce  mouvement  souterrain  du film, qui emporte le spectateur, presque sans qu’il s’en rende compte.  L’amener  du  foisonnement,  de  la  légèreté  du  début,  à  quelque chose de plus mélancolique, de plus existentiel. Et on était effectivement  assez  obsédés   par  la  géographie  du  lieu, avec cette envie que le film commence dans les endroits les plus évidents, comme la baignade, et s’éloigne progressivement du centre, qu’on explore les recoins plus cachés." Guillaume Brac

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