GRACE A DIEU

2h17 de François Ozon (France) 2019

 

Grâce à Dieu - de François Ozon - Bande-annonce

Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences ne laisseront personne indemne.

Se basant sur des faits réels F. Ozon s’attache à montrer des hommes meurtris dans  leur  enfance.

Le titre du film

"L’idée de départ était de faire un film sur la fragilité masculine. J’ai souvent mis en scène des personnages de femmes fortes. Là, j’avais envie d’aller vers des hommes qui sont dans l’expression de souffrances et d’émotions, que l’on associe traditionnellement au genre féminin, le premier titre du film était d’ailleurs « L’homme qui pleure »." François Ozon

L'actualité du film

"Cette envie a alors croisé l’actualité de l’affaire Preynat. Sur le site de La Parole Libérée, j’ai lu des témoignages d’hommes abusés dans leur enfance au sein de l’Église, dont un qui m’a particulièrement touché : celui d’Alexandre, un fervent catholique qui racontait son cheminement jusqu’à ses quarante ans, âge où il a enfin pu parler." François Ozon

 

5185026Fidélité aux faits

"Je m'en suis effectivement tenu aux faits relatés dans la presse et les livres, surtout en ce qui concerne le cardinal Barbarin (François Marthouret), le père Preynat (Bernard Verley) et la psychologue du diocèse Régine Maire (Martine Erhel). Je n'ai pris des libertés que pour l'intimité des victimes et de leurs familles. Et j'ai construit le film avec un effet domino. On suit d'abord Alexandre (Melvil Poupaud), qui est le premier à avoir parlé, ce qui provoque l'intrusion de François (Denis Ménochet) et enfin celle de Pierre-Emmanuel, prénommé Emmanuel (Swann Arlaud) dans le film.

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