VOSTF un film de Alexander Mackendrick (Royaume-Uni) 1952 Version restaurée en 2018

On connaît surtout Alexander Mackendrick pour ses comédies mordantes réalisées au sein du studio Ealing (Whisky à gogo, L’Homme au complet blanc,Tueurs de dames) mais c'est un drame bouleversant sur le handicap et l'enfance que nous vous proposons de découvrir ici.


Bande annonce du film

Synopsis

Mandy, sourde à sa naissance, est tiraillée entre ses parents qui ne sont pas d’accord sur l’éducation à lui donner. Sa mère l’inscrit dans une institution spécialisée où un professeur la convainc que, grâce à ses méthodes, Mandy pourra peu à peu apprendre à parler. Jaloux du professeur, le père retire l’enfant de l’institution…

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Les années 50 ont été une période de transition pour les malentendants.

Bien que de nombreuses personnes considéraient à cette époque que la surdité était une maladie que l’on devait soigner, cette décennie vit l’éclosion d’associations pour sourds, ainsi que la naissance de la « culture sourde ». Cependant, hors de cette communauté, un préjugé répandu se traduisait par l’utilisation du terme « idiot » pour décrire des personnes qui ne pouvaient pas parler (souvent les personnes sourdes n’apprenaient pas à parler). C’est ce monde qui est dépeint dans Mandy, un film anglais novateur de 1952 qui raconte l’histoire d’une famille anéantie par leurs efforts pour surmonter la surdité de leur fille.

434330Et aujourd'hui?

"Alors que la loi est censée garantir aux enfants ayant un handicap auditif la même scolarisation qu’aux autres, les lacunes sont nombreuses.A chaque rentrée, c’est pareil : l’Association nationale des parents d’enfants sourds (Anpes) reçoit une flopée de témoignages de familles désemparées «Ils sont tellement nombreux, c’est très lourd...», souffle sa  présidente,  Catherine  Vella.  Manque  cruel  d’écoles  proposant  des  cours  en  langue  des  signes,  enseignants refusant de porter un micro en classe, élève sachant tout juste écrire son prénom alors qu’il est en CM1... Les exemples de problèmes dans la scolarisation des enfants sourds ne manquent pas.La  loi  de  2005  sur  le  handicap  a  reconnu  la  langue  des  signes  comme  une  langue  à  part  entière  et  garantit aux parents le droit de scolariser leur enfant dans l’école de quartier et le choix du mode de communication  utilisé  en  classe.  Mais  «  dans  les  faits,  l’Education  nationale  ne  l’a  jamais  appliquée, tacle Catherine Vella. Très rares sont les enfants sourds qui ont une scolarité convenable. Ils ont le droit d’entrer dans une école mais ils n’ont pas accès à l’instruction. On ne met pas le message scolaire à la portée linguistique des élèves sourds. » Et de dénoncer la pression mise sur certaines familles pour renoncer à la langue des signes et opter pour la pose d’un implant cochléaire, qui permet d’entendre." extrait d'un article de Libération de Elsa Maudet 2016

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