LOS SILENCIOS VOSTF 1h29 de Beatriz Seigner (Brésil/Colombie) 2019

 

Festival de Cannes 2018, Quinzaine des réalisateurs
Festival War on screen 2018, Prix du Jury jeune et Mention Spéciale du jury
Festival de Stockholm 2018, Prix Impact

Synopsis

Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie, aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparait mystérieusement dans leur nouvelle maison.

A l'origine du film

"Un jour, une amie colombienne m’a raconté une histoire folle à propos de son enfance. Elle a quitté la Colombie après avoir appris la mort de son père, elle s’est installée au Brésil… et elle y a retrouvé son père. " Beatriz Seigner

 

ujlhmLes couleurs fluorescentes

"En Amazonie, on porte souvent des couleurs fluo sur soi. J’ai aussi entendu dire que dans plusieurs cultures indigènes on prête à un certain breuvage des vertus hallucinogènes : ceux qui le boivent voient des couleurs fluorescentes envahir le monde qui les entoure. Ils voient ce qui n’est pas accessible au monde du visible. Nous avons pensé que ça pouvait être un élément intéressant à intégrer, visuellement et narrativement. La mort n’est pas synonyme de couleur noire dans toutes les cultures."

photo_1-76-d3090Dimension politique évidente.

"Pendant l’écriture du scénario, je suivais de très près les accords de paix en Colombie. Lorsqu’ils ont été signés, le soulagement était immense. Ils marquent un tournant historique. Mais ils ont aussi, pour ma part, mis sur table la question qu’on se pose tous : peut-on pardonner au meurtrier de son père, de son fils, de son frère ? "

cinema_-_bresil_-_los_silencios_-_beatriz_seigner_-_pyramide_2019La isla de la Fantasia, une île étrange

"Elle est apparue sur le fleuve Amazone il y a vingt ou vingt-cinq ans, à la frontière entre la Colombie, le Brésil et le Pérou. Quatre mois par an, en période de crue, elle est engloutie sous les eaux. Environ 800 personnes habitent là, dans des bicoques sur pilotis. Toutes sont des migrants venus des alentours. Certains s’y sont réfugiés après avoir été expropriés de leurs terres. On y entend plusieurs langues. C’est un ami colombien qui m’a parlé de cette île, alors que je cherchais un décor pour mon film. Je voulais un lieu inondable, qui reflète la façon dont le deuil submerge parfois mes personnages. Nous avons tourné à trois moments distincts de l’année, pour profiter de différents niveaux des eaux."

ujlgy