programme dans le bon sens aout-sept-page-1SI BEALE STREET POUVAIT PARLER

"Le troisième film du cinéaste américain, Si Beale Street pouvait parler, qui s’inspire du roman de James Baldwin (Stock, 1997), atteint  par la beauté d’une image dont le grain, la patine et la couleur diffusent immédiatement une sensualité qui touche les sens. Cette esthétique n’a cependant pas pour seule finalité de provoquer les émotions. Elle célèbre aussi le propos d’un roman qui fait triompher l’amour contre les forces visant à le détruire." Le Monde

HER JOB

A propos de la Grèce d'aujourd'hui

"Lors de cette dernière décennie, la Grèce a beaucoup changé. Je le vois tous les jours. Cela touche aussi ma famille, mes amis. Je suis affecté par tout ça, mais Her Job n’est pas un film sur la crise elle-même, elle est au second plan. J‘ai avant tout voulu montrer  ce  que  les  gens  ressentent  dans  cette  situation. L’histoire de Panayiota décrit l’absurdité d’un système  qui  n’est  pas  seulement  le  cancer  de  la  Grèce  mais  qui  touche  le  monde  capitaliste  confronté  à  la  rentabilité  à  tout  prix.  Dans  ce  sens,  on  peut  voir  Her  Job  comme  un  film  politique,  pas  seulement  parce  qu’il  se  déroule  sur  fond  de  crise,  mais parce qu’il décrit la décomposition de la société à travers la perte des emplois et du lien social. Ce   sont   les   effets   de   la   crise   sur   les   personnages   qui   m’intéressaient,  leur  impact,  et  pas  seulement  économique." Nikos Labôt le réalisateur

 

ROUBAIX UNE LUMIERE

En 2002, la ville de Roubaix (Nord) a été le théâtre d'un meurtre commis  sur une octogénaire. L'enquête  avait notamment nourri un film réalisé par le documentariste Mosco Boucault, « Roubaix, commissariat central, affaires courantes », réalisé pour France 3.

C'est cette affaire qu'a choisi à son tour de placer au cœur de son nouveau long-métrage, atypique au regard de ses œuvres précédentes plus portées vers l'intime, le réalisateur Arnaud Desplechin.

SO LONG MY SON

Ours d'argent - Meilleur acteur / Festival de Berlin

Ours d'argent - Meilleur actrice / Festival de Berlin

"So Long My Son mêle la grande fresque historique et politique avec un puissant mélodrame familial. Était-ce fondamental pour vous de montrer l’articulation entre la vie sociale et la vie intime ?


C’est extrêmement important pour moi parce que les deux générations antérieures à celle montrée dans le film ont vécu dans une économie planifiée, dans un système fonctionnant avec une seule idéologie, un seul mode de vie auquel ils se pliaient et qui était caractérisé par le fait de ne pas mettre en avant l’individu par rapport au collectif. Aujourd’hui, notamment chez les jeunes générations, il y a une plus grande prise de conscience de l’importance de l’épanouissement individuel, mais la réalité chinoise telle que je la perçois, c’est que ce pays ne s’est jamais complètement éloigné de la primauté du collectif sur l’individu. Malgré des inflexions comme la fin de la politique de l’enfant unique, on en est toujours là." interview du réalisateur in dossier de presse.