MERCREDI 20 NOVEMBRE à 14h30

LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE VF 1h22 de Lorenzo Mattotti (Italie) 2019

Dans les montagnes enneigées de Sicile, vivent des ours sur lesquels règne le roi Léonce. Tétanisé par le chagrin après la disparition de son fils Tonio, il décide finalement d’envahir la plaine où vivent les hommes qui l’ont enlevé. Une guerre éclate avant que Léonce ne retrouve finalement son fils et qu’un « âge de miel » s’instaure entre ours et humains. Mais celui-ci sera de courte durée…

3 bonnes raisons pour voir le film

Pour les magnifiques couleurs, lumières et volumes des décors
Pour un grand récit d'aventures
Pour la subtile réflexion sur la relation entre les humains et les animaux

D’après un conte de Buzzati qui parle de la guerre et de la dictature,  une animation superbe à apprécier sans limite d’âge !

VENDREDI 22 NOVEMBRE  à  20h45

LA CORDILLERE DES SONGES VOSTF 1h25 de Patricio Guzman (Chili) 2019

"Au Chili, quand le soleil se lève, il a dû gravir des collines, des parois, des sommets avant d’atteindre la dernière pierre des Andes. Dans mon pays, la cordillère est partout mais pour les Chiliens, c’est une terre inconnue. Après être allé au nord pour Nostalgie de la lumière et au sud pour Le bouton de nacre, j’ai voulu filmer de près cette immense colonne vertébrale pour en dévoiler les mystères, révélateurs puissants de l'histoire passée et récente du Chili" Patricio Guzman

Oeil d'or du meilleur documentaire à Cannes 2019

"En février 2015, mon documentaire Le Bouton de nacre a été présenté à Berlin où il a remporté l’Ours d’argent. Quelques mois plus tard, je l’ai présenté au Chili dans le cadre du festival de documentaires que j’ai créé il y a vingt-deux ans à Santiago.  J’étais habitué à ce que mes documentaires suscitent la polémique car ils se réfèrent au coup d’État de Pinochet. Or, le grand public ne veut pas qu’on lui parle des disparus de la dictature, de ses morts, des prisonniers politiques, des personnes torturées. Mais je n’ai pas eu besoin de justifier le propos du film. Les gens se sont montrés plus intéressés et plus ouverts que jamais. Puis Le Bouton de nacre est resté très longtemps à l’affiche à Peu de temps après, le ministère de l’Éducation du Chili a même acquis des copies de mes autres films pour les présenter dans les universités, les lycées et les collèges. Mon pays que je croyais "sans mémoire" commençait à se pencher sur son passé. Il sortait de son amnésie, dépoussiérant les textes qui relatent son histoire. Je me suis aussi rendu compte que la nouvelle génération s’intéressait beaucoup plus qu’avant au sort des prisonniers, des fusillés, des exilés.
La répression qui a duré plusieurs décennies serait-elle devenue un sujet d’actualité ? C’est très nouveau pour moi et cela fait évoluer ma relation avec ma terre natale, que j’explore dans mon travail depuis plus de quarante ans.." Patricio Guzman

DIMANCHE 24 NOVEMBRE à 16h30

CHAMBRE 212 1h27 de Christophe Honoré (France) 2019

Après 20 ans de mariage, Maria décide de quitter le domicile conjugal. Une nuit, elle part s’installer dans la chambre 212 de l’hôtel d’en face. De là, Maria a une vue plongeante sur son appartement, son mari, son mariage. Elle se demande si elle a pris la bonne décision. Bien des personnages de sa vie ont une idée sur la question, et ils comptent le lui faire savoir.

De la fantaisie, et des acteurs parfaits. Christophe Honoré invente une comédie sur l’amour à l’épreuve du temps.

A l'origine du film

"Un soir je me suis retrouvé devant « The Awful Truth » de Leo McCarey : Irene Dunne et Cary Grant en mariés infaillibles d’après divorce. Voilà combien d’années que tu vis en couple, me suis-je soudain demandé ? Puis rapidement après : combien de cinéastes déjà se sont penchés sur la conversation conjugale ? La nuit même, je me suis mis à écrire, avec impatience et bonheur."

Les sources d'inspiration
 "
Ecrivant et tournant « Chambre 212 », j’ai croisé souvent sur ma route les films de Sacha Guitry, d’Ingmar Bergman, de Woody Allen, et chacun, sans rien en savoir, avec une fraternité ressentie par moi seul, m’a permis de cerner l’air particulier de ce nouveau film."

Un conte
"Nabokov écrivait : « Appeler une histoire, «histoire vraie», c’est faire injure à la fois à l’art et à la vérité ». Mon histoire, j’ai voulu dès le départ qu’elle ait plus l’allure d’un conte conjugal que d’un rapport sur le couple."

Maria
"Faisons comme si une femme, Maria, avait une nuit la révélation qu’elle possède le don de voir combien les individus qui l’entourent sont toujours plus nombreux que  ce  qu’ils  ne  paraissent.  Son  mari  Richard  est  aussi  Richard  son  jeune  fiancé,  et  Richard l’adolescent qu’elle n’a pasconnu. Cela faisait longtemps aussi que je voulais filmer de nouveau le front soucieux et les fossettes d’ironie de Chiara Mastroianni."

Merci les comédiens
"Dans nos grandes idées sur les films et comment le cinéma advient, on oublie cet élément essentiel, précieux et rare : l’amour que les comédiens éprouvent les uns pour les autres. La confiance, l’humour, l’affection, l’amitié qui circulent entre eux, et la chance que parfois nous avons nous les cinéastes, de pouvoir capter ces flux de joie qu’ils nous offrent.  Ce  film  doit  tout  à  la  santé,  bonté,  tendresse,  folie,  chaleur  toutes  délicates  et bienveillantes, de Vincent Lacoste, Benjamin Biolay, Camille Cottin et Chiara Mastroianni.." Christophe Honoré

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