VENDREDI 15 NOVEMBRE à 20h45

ALICE ET LE MAIRE 1h43 de Nicolas Pariser (France)

Avec Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier

Le maire de Lyon, Paul Théraneau, est dans une position délicate. Après 30 ans en politique, il est à cours d’idées, sentant comme un vide existentiel. Pour y pallier, Paul engage une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. S’ensuit un dialogue entre deux personnalités diamétralement opposées, qui chamboulera leurs certitudes.

"Mon film parle de la crise de la démocratie. Selon moi on arrive à la fin d’un cycle, je  veux  montrer  le  moment  périlleux  dans  lequel  on  se  trouve  aujourd’hui.  Les  hommes  politiques  font  comme  s’ils  avaient  toujours  des  marges  de  manœuvre  qu’ils  n’ont  plus  et  les  citoyens  font  comme  s’il  suffisait  de  prendre  quelques  mesures pour revenir à un état antérieur de l’Histoire – état antérieur d’ailleurs dont  ils  n’étaient  pas  du  tout  satisfaits.  Or,  selon  moi,  on  vit  quelque  chose  d’inédit – lié notamment à la question écologique. C’est ce moment de crise aiguë qu’incarne le maire."Nicolas Pariser

"Je voulais faire un film où l’on verrait des gens travailler, ce qui me semble assez rare  dans  le  cinéma  français.  Souvent  on  voit  les  personnages  sortir  du  travail  et ça s’arrête là. Dans Alice et le maire, les personnages ne font que travailler."Nicolas Pariser
"Je  raconte  l’histoire  de  quelqu’un  qui  ne  pense  pas  mais  qui  a  une  vocation (le maire) et de quelqu’un qui pense mais qui n’a pas de vocation (Alice). "Nicolas Pariser

Un film léger sur un sujet grave. La littérature, la théorie politique, face aux technocrates, aux communicants, et la démocratie dans tout ça ?

DIMANCHE 17 NOVEMBRE à 16h30

MUSIC OF MY LIFE VOSTF1h57 de Gurinder Chadha (UK) 2019

1987, Angleterre.
Javed, adolescent d’origine pakistanaise, grandit à Luton, une petite ville qui n’échappe pas à un difficile climat social.
Il se réfugie dans l’écriture pour échapper au racisme et au destin que son père, très conservateur, imagine pour lui.
Mais sa vie va être bouleversée le jour où l’un de ses camarades lui fait découvrir l’univers de Bruce Springsteen. Il est frappé par les paroles des chansons qui décrivent exactement ce qu’il ressent.
Javed va alors apprendre à comprendre sa famille et trouver sa propre voie...

Une comédie rock , une ode à la liberté , inspirée d’une histoire vraie , et la musique du « Boss »

MARDI 19 NOVEMBRE à 20h45

NE CROYEZ SURTOUT PAS QUE JE HURLE 1h15 de Frank Beauvais (France)

«Janvier 2016. L’histoire amoureuse qui m’avait amené dans le village d’Alsace où je vis est terminée depuis six mois. À 45 ans, je me retrouve désormais seul, sans voiture, sans emploi ni réelle perspective d’avenir, en plein cœur d’une nature luxuriante dont la proximité ne suffit pas à apaiser le désarroi profond dans lequel je suis plongé. La France, encore sous le choc des attentats de novembre, est en état d’urgence.
Je me sens impuissant, j’étouffe d’une rage contenue.
Perdu, je visionne quatre à cinq films par jour.
Je décide de restituer ce marasme, non pas en prenant la caméra mais en utilisant des plans issus du flot de films que je regarde.» 

L’AUTEUR

Né en 1970, Frank Beauvais est sélectionneur au festival Entrevues de Belfort de 1999 à 2002. Ne croyez surtout pas que je hurle est son premier long métrage après avoir écrit et dirigé huit courts métrages.

"En tant que spectateur, j’ai toujours été sensible à la poésie des plans qui, une fois isolés, ne trahissent plus leur provenance


L’idée était avant tout de restituer un cri, d’extérioriser une colère par la collusion de la chronique de mon désespoir avec des images venues d’un autre temps et d’un autre espace et qui pourtant commentaient mon quotidien, l’incarnaient mieux que mes propres images n’auraient su le faire. Des images et des mots qui disent mon fracas intérieur, mon impuissance, ma déréliction. Ma peur de la violence sociale, policière, économique, idéologique, humaine activement à l’oeuvre aujourd’hui dans mon pays, la France et dans le monde entier. En me disant que ce cri je me devais de le pousser pour ne pas étouffer." Frank Beauvais

Une œuvre singulière, poétique, autobiographique, un puzzle géant  de milliers de plans cinématographiques pour dire le chagrin, la détresse et l’ « état d’urgence »  de l’époque.

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