DIMANCHE 30 AOÛT à 14h.30

NÉ À JÉRUSALEM (ET TOUJOURS VIVANT) VOSTF 1h23 comédie de Yossi Atia, David Ofek (Israël) 2020

Ronen, qui vit au cœur du quartier touristique de Jérusalem, invente une nouvelle forme de "visite guidée" : le tour des attentats de ces dernières années…

De l’humour noir pour contrer un quotidien douloureux , un film sensible et des personnages attachants.


"Mon film tente de redécouvrir l’endroit où l’on naît, vu sous un autre angle. Le regard que je porte sur Jérusalem, ma ville natale, est fait de plusieurs points de vue : traumatisé, nostalgique, fantastique, personnel et fictif. C’est celui de Ronen Matalon,  le  personnage  principal,  que  j’interprète  également.

En août 2012, dans le cadre d’un programme culturel à Jérusalem, j’ai mis en place une performance sous la forme d’une visite guidée de la rue Jaffa, à l’endroit où  eurent  lieu  certaines  des  attaques  terroristes  les  plus célèbres.

Cette  visite  guidée  retrace  l’époque  des  attaques  terroristes  des  années  2000  à  2005  en  Israël,  d’un  point de vue très personnel.

  De ces visites guidées naît une histoire d’amour entre Ronen et Asia, une jeune fille de 28 ans née à Tel Aviv mais qui vit à l’étranger. Asia découvre Jérusalem en tant que touriste. Après plusieurs années à sillonner le monde, Asia cherche un sentiment d’appartenance. Les deux personnages vont développer une relation faite à la fois d’attirance et de retenue.  Cette histoire d’amour ajoute au film l’énergie et la sensation d’un nouveau départ et offre à Ronen une possibilité  de  sortir  de  sa  routine.

  Le  personnage  principal  vit  dans  une  maison  en pierres qui appartient à sa famille. Elle est située au centre d’un quartier ultra-orthodoxe. La maison est encore telle qu’elle était il y a quatre-vingt-dix ans, c’est une sorte de musée caché. Ce décor apporte au film un peu du poids du passé.

J’ai voulu faire un film qui soit à la fois une comédie noire  et  une  comédie  romantique  avec  aussi  un aspect quasi documentaire sur le quartier et la ville.

J’espère que le film alterne le sérieux et le léger, le drôle et le triste, l’immédiat et l’éternel, la jeunesse et l’âge qui vient. Ce sont ces sentiments contradictoires qui m’animent. "Yossi Atia

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