Cinéf'îles

17 juin 2019

Mardi 18 juin à 20h45 DOULEUR ET GLOIRE le film le plus personnel d'Almodovar

DOULEUR ET GLOIRE VOSTF 1h52 de Pedro Almodovar (Espagne), 2019

Le film le plus personnel d’Almodovar « plus almodovarien qu’Almodovar » selon Antonio Bandéras  interprète du cinéaste et prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2019

 

 

Synopsis

DOULEUR ET GLOIRE raconte une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d'autres par le souvenir, dans la vie d'un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L'impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l'insondable vide face à l'incapacité de continuer à tourner.

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Le troisième volet d'une trilogie

"Sans  le  vouloir,  Douleur  et  Gloire  est  le  troisième  volet  d’une  trilogie  créée  spontanément  et  qui  a  mis  trente-deux  ans  à  se  compléter.  Les deux premiers volets sont La Loi du désir et La Mauvaise Éducation. Dans   les   trois  films,   les   trois   personnages   principaux   sont   des   hommes,  tous  réalisateurs  et  dans  chaque  volet  le  désir  et  la  fiction  cinématographique  sont  les  piliers  de  l’histoire,  mais  la  façon  dont  la  fiction s’entremêle avec la réalité diffère d’un film à l’autre. Fiction et vraie vie sont les deux faces d’une même pièce de monnaie et dans la vraie vie, il y a toujours de la douleur et du désir.Douleur  et  Gloire  révèle,  entre  autres,  deux  histoires  d’amour  qui  ont  marqué le héros, deux histoires déterminées par le temps et le hasard et qui trouvent une issue dans la fiction." Pedro Almodovar

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L'artiste et le modèle

Mon appartement est celui où habite le personnage d’Antonio Banderas, les meubles de la cuisine – et le reste du mobilier – sont les miens ou bien ils ont été recréés pour l’occasion, les tableaux accrochés aux murs sont aussi les miens.
On a fait en sorte que l’apparence d’Antonio Banderas, notamment ses cheveux, ressemble à la mienne. Quant aux chaussures et aux vêtements qu’il porte, ce sont aussi les miens. De même pour les couleurs de ses vêtements. Quand il fallait compléter un coin du décor, le chef décorateur envoyait son assistant chez moi chercher l’un des multiples objets avec lesquels  je  cohabite.  C’est  l’aspect  le  plus  autobiographique  du  film  et  cela s’est révélé très pratique pour l’équipe. José Luis Alcaine est venu plusieurs fois chez moi pour voir la lumière à différents moments de la journée  et  la  reproduire  ensuite  en  studio.  Je  me  souviens  d’avoir  dit  à  Antonio  Banderas  pendant  les  répétitions  :  «  Si  tu  penses  que,  pour  certaines séquences, ça t’aiderait de m’imiter, n’hésite pas. » Antonio m’a répondu  que  ce  n’était  pas  nécessaire.  Il  avait  raison  :  son  personnage  n’était pas moi, mais il était en moi. Pedro Almodovar

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Les chansons du film

"Rosalía chante a cappella la chanson populaire A tu vera au bord de la rivière, accompagnée par un chœur de lavandières. C’est un des souvenirs les  plus  heureux  de  Salvador  :  voir  sa  mère  joyeuse  sur  la  rive  en  train  d’étendre le linge sur les joncs et la menthe.

La Vie en rose, dans la version mythique de Grace Jones, à l’apogée du disco, retentit pendant le monologue d’Alberto Crespo.

Cómo  pudiste  hacerme  esto  a  mí  d’Alaska  y  Dinarama  accompagne  le  générique  de  fin  de  Sabor,  le  film  de  Salvador  Mallo  projeté  à  la  Cinémathèque. Le thème sert à dater le lm, le milieu des années 80, et à rendre hommage à l’auteur, Carlos Berlanga, l’une des grandes icônes de cette époque-là et un ami très cher." Pedro Almodovar

 

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Posté par cinefilesgroix à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]